Publié sur 9 commentaires

Doit-on nettoyer les aliments au retour de l’épicerie?

Une femme fait l'épicerie

Pour commencer, voici ma réponse sous forme de vidéo pour tous ceux qui aiment davantage ce format!

Comment faire l’épicerie sécuritairement?

Dans ma dernière vidéo, je t’explique comment faire ton épicerie et acheter tes aliments de manière sécuritaire en temps de pandémie liée au Coronavirus.

Il y a plusieurs trucs simples que tu peux appliquer et intégrer à tes habitudes de vie pour réduire au maximum le risque de transmission du virus et éviter d’être malade (ou de rendre malade d’autres personnes plus fragiles) et j’ai envie de te les partager de manière concrète.

J’ai résumé au même endroit les réponses aux questions suivantes:

  • Quelles mesures de sécurité doivent être adoptées pour éviter la transmission du virus lors de nos visites à l’épicerie?
  • Est-ce qu’on doit laver tous nos aliments au retour de l’épicerie?
  • Doit-on utiliser du savon pour laver les aliments?
  • Quoi faire avec les aliments qui se conservent au garde-manger?
  • Et bien plus!

Est-ce que je dois nettoyer les aliments?


Pour répondre à cette question qui nous brûle tous les lèvres ces temps-ci, j’ai eu la chance d’avoir l’aide d’Émilie Boutet, une microbiologiste passionnée, pour te répondre.

J’ai également pris un moment pour analyser le plus possible de ressources scientifiques, de recommandations gouvernementales et d’articles grand public. Tu pourras donc trouver ici un gros résumé de mes conclusions sur la question et enfin savoir si tu dois nettoyer les aliments à ton retour de l’épicerie.

Réponse de microbiologiste

Voici la réponse d’Émilie:

“Non, mais oui, mais non, c’est pourtant facile à comprendre!

Voici un petit scénario probable

Quelqu’un de contaminé éternue sur une boîte de céréales. Tu touches la boîte de céréales pour la mettre dans ton panier et prends la boîte pour la déposer sur le comptoir de la caisse. Ta carte de crédit entre les mains, tu l’utilises pour payer. Tu agrippes un sac pour y mettre ta boîte de céréales puis ouvres la porte du magasin pour sortir. Tu ouvres ensuite la porte de ta voiture pour mettre ton sac contenant ta boîte de céréales dans le coffre. Tes mains touchent le volant de ta voiture pour conduire. Lorsque tu arrives à la maison, tu ouvres la porte et tu déposes ton sac. Tu prends tes lingettes désinfectantes et tu nettoies la boîte de céréales. Voilà, tu peux te reposer en paix, toutes sources de contamination a été effacées.

Oui, mais non…

Si on suit la logique de désinfecter ton épicerie, alors tu devrais aussi tout nettoyer. De ton panier, jusqu’au comptoir de la caisse, en passant par ta carte de crédit et ton sac d’épicerie. Sans oublier la porte du magasin, la porte et le volant de ta voiture et la poignée de porte de la maison. N’oublie pas ton paquet de lingette désinfectantes.

On ne peut pas désinfecter la planète entière un coup de lingette désinfectante à la fois. Pourquoi ne pas régler le problème à la source : LAVEZ vos mains souvent, c’est aussi simple que ça!

Recommençons le même scénario

Quelqu’un de contaminé éternue sur une boîte de céréales. Tu utilises tes mains pour mettre la boîte de céréales dans ton panier. Ce n’est pas grave, parce que tu sais que tu vas éviter de mettre tes mains aux visages et tu vas te laver les mains dès que tu arrives à la maison

Le problème avec le fait de nettoyer les aliments achetés à l’épicerie, c’est que les gens prennent cela comme une fausse garantie de sécurité.

Il suffit vraiment de laver nos mains avec du savon plus souvent, en plus d’éviter de mettre celles-ci dans notre visage. Avant de les consommer, il est finalement important de laver les fruits et légumes sous l’eau, comme d’habitude.”

– Émilie Boutet, Microbiologiste

Quelle leçon doit-on en tirer?

À l’heure actuelle, il n’y a aucune preuve que le COVID-19 se propage à travers la consommation directe d’aliments contaminés. Nettoyer les aliments ne semble pas être une pratique obligatoire, pour le moment.

En science, il est souvent difficile de tirer des conclusions qui seront bonnes pour tous. Les recommandations pourraient changer au cours des prochains jours. Toutefois, j’ai tout de même fait mon possible pour rassembler le plus d’informations ici. J’espère que ça pourra t’aider à mieux comprendre la situation.

Les meilleures pratiques

Pour le moment, les meilleures pratiques à avoir lorsqu’on fait l’épicerie seraient les suivantes:

  1. Minimise tes expositions possibles avec le virus. Va à l’épicerie le moins souvent possible. Si possible, il est préférable que la personne la moins vulnérable de la maison aille faire les courses seule.

  2. Avant de partir, lave tes mains une première fois.

  3. Si possible, évite d’utiliser le transport en commun pour te déplacer.

  4. Lors de ta visite à l’épicerie, assure-toi de bien nettoyer ton panier. Touche-le de nouveau seulement lorsque tes mains sont bien désinfectées. Attention à la contamination croisée. Elle pourrait se produire si tu laves tes mains, touche à ton panier sale puis lave ton panier!
  5. Touche uniquement aux aliments que tu comptes acheter. Évite de te tenir trop près des gens autour de toi, la distanciation sociale est ultra importante ici.

  6. Si possible, préfère les caisses “libre service” pour éviter le plus possible les contacts humains.
  7. Lorsque vous rentrez chez toi après avoir fait ton l’épicerie, place tes vêtements d’extérieur dans un endroit sécuritaire. Ils ne devraient pas être en contact avec autre chose. Veille à ne toucher à rien sur ton passage.

  8. Prends ensuite un moment pour te laver soigneusement les mains, avant et après avoir rangé des produits périssables. Tu peux aussi placer les autres aliments qui peuvent être conservés à la température de la pièce dans une zone non fréquentée de ton logement. De cette manière, ils seront en mini quarantaine de quelques jours. C’est facultatif, mais ça peut aider!

  9. Je te suggère aussi laver tes sacs d’épicerie plus fréquemment. Tu peux aussi en prendre des jetables pour le moment, en attendant que cette période passe.

  10. Tu peux également installer une routine de lavage stratégique dans ta maison. Pense à nettoyer comme il faut salle de bain, poignées de portes, armoires, frigo et de voiture, volant de voiture, clés, cartes bancaires, cellulaires, ordinateurs, plans de travail, etc.

  11. Avant de cuisiner ou de manger, lave-toi les mains de nouveau. Lave aussi tes fruits et légumes avec de l’eau tiède*.

    *Jusqu’à preuve du contraire, le savon ne semble pas recommandé selon Santé Canada et le Gouvernement du Québec. Tout dépendant du produit utilisé, il pourrait même avoir certains effets négatifs.

    Si tu tiens vraiment à opter pour l’option avec savon, utilise une alternative non parfumée, si possible, et assure-toi de bien rincer les aliments. De plus, note que celui-ci est encore moins nécessaire pour les fruits et légumes destinés à la cuisson (elle neutralise le virus).

N’utilise surtout pas de produits chimiques désinfectants pour nettoyer les aliments. Les nettoyants ménagers, eau de Javel, gels antiseptiques ne vont pas sur les aliments que tu vas manger!

Qui doit-on croire?

Voici quelques sources fiables à consulter si tu as envie d’en savoir davantage sur la question.

Recommandations gouvernementales

MAPAQ

Selon le MAPAQ, le virus est principalement transmis par les minuscules gouttelettes de toux ou d’éternuements provenant des personnes infectées (avec ou sans symptômes). La contamination peut donc se faire directement lors de contacts entre des individus (ex: poignées de main, échange de carte de crédit/débit) ou indirectement à travers le contact avec des gouttelettes se trouvant sur des surfaces dures. Je t’invite à lire à l’instant les réponses du MAPAQ au sujet des précautions à prendre ces jours-ci.

Santé Canada

Santé Canada recommande simplement de bien nettoyer tes mains, les aliments et surfaces avant de manger en suivant les méthodes traditionnelles.

Si tu décides de porter des gants, que tu touches une surface dure, puis ton visage avec tes mains gantées, tu ne seras pas du tout protégé. Dans ce cas, tes gants ne servent à rien du tout. Au contraire, tu ne feras qu’utiliser inutilement des ressources qui pourraient être indispensables aux professionnels de la santé. Si t’as envie d’avoir plus de détails à ce sujet, je t’invite à visionner cette vidéo sur YouTube. Dans celle-ci je vous partage certains mythes populaires au sujet du virus.

L’essentiel, c’est vraiment de ne pas toucher notre visage. Il ne faut pas non plus oublier de bien se laver nos mains le plus fréquemment possible. C’est encore plus important après avoir touché des objets.

Articles grand public

J’adore entre autre cette citation. “Pour les fruits et les légumes, c’est toujours une bonne idée de les laver, mais il ne faut pas non plus virer fou. Le plus important, c’est de se laver les mains après avoir manipulé des choses et des objets” tirée de l’article COVID-19 : comment décontaminer son épicerie par Radio-Canada. Dans cet article, on recommande toutefois le lavage des aliments rapportés de l’épicerie. Ces précautions semblent ne pas avoir été confirmées comme étant nécessaires, comme je te l’ai mentionné plus tôt. Si tu as vraiment peur ou que tu vis avec des gens ayant un système immunitaire moins fort (ex: personnes plus âgées, gens immunosupprimés, femme enceinte, bébé…), tu peux suivre ces indications. Si ça peut te rassurer, ça ne fera pas de mal.

Cet article tiré de Le Soleil nommé “Y a-t-il un risque de transmission de la COVID-19 lors d’une livraison ?” est aussi vraiment intéressant et il mérite une lecture attentive.

Finalement, j’ai bien aimé l’article “COVID-19: faire son épicerie avec précaution” de Protégez-Vous. Dans celui-ci, tu trouveras des recommandations claires, accessibles et bien détaillées.

La morale de cette histoire

Si tu dois retenir qu’une seule chose de tout ça ce serait: reste chez toi et lave-toi les mains! De cette manière, tu éviteras les perte de temps et le risque de contamination au maximum.

Il s’agit d’un nouveau virus et que certaines choses restent encore un mystère, notamment tout ce qui concerne le comportement ce celui-ci au sein de notre organisme. Dans l’éventualité que le virus échappe aux enzymes de notre estomac, les règles d’hygiène demeure la seule barrière à la contamination. Note aussi que chez les enfants, la supervision de l’hygiène après le passage à la selle reste un élément important.

N’oublie pas non plus de lire mon article “Quels aliments acheter en vue de la quarantaine du Coronavirus (COVID-19)?” pour avoir des idées d’ingrédients à ajouter à ta liste d’épicerie!

As-tu d’autres questions pour moi ou Émilie (microbiologiste)? Est-ce que tu laves ton épicerie?

Références

Formation La Faim

Si tu veux en savoir plus sur ma dernière formation nommée "La Faim: Comment mieux écouter son corps" et recevoir tous les rabais et surprises que je vous réserve, n'oublie pas de te joindre à nous sur la page Facebook de l'évènement de lancement de celle-ci.

Publié sur Laisser un commentaire

S1E11 | Health at Every Size® avec Marilou, une nutritionniste Anti-Régime

On répète de plus en plus que le poids ne compte par réellement et qu’on devrait, sous aucun prétexte, se fixer d’objectifs de livres/kilos à perdre. Des mouvements comme le Health at every size ® ou les approches “anti-diètes” deviennent aussi de plus en plus populaires.

Tout ça t’as peut-être porté à te demander quelle est la meilleure façon de voir les choses? Est-ce qu’on devrait vraiment cesser de vouloir perdre du poids? Quelles peuvent être les conséquences des pensées négatives à l’égard de notre apparence physique?

C’est exactement le sujet que j’ai eu envie d’aborder dans l’épisode de podcast du jour réalisé en compagnie de la nutritionniste Marilou Morin.

Au sujet de mon invitée

Marilou est nutritionniste-diététiste, bientôt Certified Intuitive Eating Counselor et fondatrice de Manger en Harmonie. Elle utilise une approche individualisée, bienveillante, sans jugement et inclusive à l’égard du poids pour aider les gens à se libérer des régimes et prendre soin d’eux en écoutant et respectant leur corps tel qu’il est maintenant, sans culpabilité et dans le plaisir, pour leur bien-être global et celui de leur famille.

Maman de deux jeunes garçons, elle prend soin de leur transmettre ses passions, dont le plaisir de manger et découvrir de nouveaux aliments/mets ainsi que le monde des arts (surtout la musique). 

Vous pouvez suivre Marilou sur sa Page Facebook (@MarilouMorinDtP) et sur son blogue Manger en Harmonie. Elle anime aussi un groupe Facebook pour tous ceux et celles souhaitant se libérer des régimes et retrouver l’harmonie avec leur corps: Manger en Harmonie

Ci-dessous, tu pourras lire les réponses de Marilou à mes différentes questions!

Le podcast

Clique sur l’un des boutons “play” se trouvant dans les boîtes ci-dessous pour écouter cet épisode de podcast sur la plateforme de ton choix:



C’est quoi une “nutritionniste anti-régime”?

Quand je dis anti-régime, on pense tout de suite que je suis contre les régimes populaires pour perdre du poids (Weight Watchers, Mince à Vie, Montignac…). C’est vrai, mais c’est plus que ça.

Je me fais souvent dire qu’être anti-régime, c’est être contre la santé. Au contraire! Nous disons juste que la santé n’est pas une obligation morale et que si c’est le choix d’un individu d’améliorer sa santé, il peut le faire sans égard à son poids. 

Je me fais aussi dire que c’est être contre la perte de poids. Je ne suis pas CONTRE la perte de poids ni contre les personnes qui perdent ou qui souhaitent perdre du poids. Je ne supporte pas la quête volontaire de perte de poids. Des interventions nutritionnelles peuvent être nécessaire dans le cas de certaines conditions médicales, comme le diabète ou la maladie coeliaque par exemple.

Être anti-régime pour Marilou c’est…

  • Rejeter la culture des régimes/diètes où la minceur (ou du moins, “ne pas être gros.sse” = santé et valeur morale
  • Ne pas catégoriser les aliments comme “bons” ou “mauvais”
  • Dénoncer la Wellness Diet qui utilise un language style “mode de vie”, “habitudes de vie”, mais toujours dans une optique de perte de poids ou contrôle du poids pour ne pas en prendre.
  • Dénoncer la grossophobie

**PARANTHÈSE. En français, grossophobie a été traduit comme étant de la stigmatisation à l’égard des personnes grosses. En anglais, le terme fatphobia est employé pour nommer une aversion ou un dédain des personnes grosses. C’est croire qu’être gros.sse n’est pas “bien” ou n’est pas “bon” (et ça peut être internalisé). Le terme “weight stigma” désigne les attitudes et croyances négatives envers les personnes grosses.

Qu’est-ce qui fait habituellement peur aux gens concernant ce processus? 

C’est rare que je parle de HAES(R) dans mes rencontres. C’est comme une philosophie de pratique. La méthode anti-régime qui a été démontrée scientifiquement que j’utilise est l’alimentation intuitive (Tribole & Resch).

Les gens réagissent quand je dis que ce n’est pas de juste manger quand on a faim et d’arrêter dès qu’on se sent rassasier (ça c’est le régime de l’échelle de la faim et satiété), c’est d’être curieux et observer son ressenti:

  • Peur #1: ne pas arrêter de manger et ne jamais arrêter de prendre du poids
  • Peur #2: juste manger des “cochonneries” et du “junk food”
  • Peur #3: ils ne savent pas reconnaître leurs signaux

3 recommandations alimentaires qui pourraient t’aider

  1. Découvre la satisfaction et le plaisir de manger. Saveur, texture, goût, température, apparence, etc.
  2. Mange. Des fois, les personnes sont tellement déconnectées de leurs signaux et prises dans 1001 règles externes, qu’ils ne mangent pas assez. Le corps a besoin de savoir qu’il ne souffrira pas de famine (juste penser à une restriction nous met en mode panique…clin d’oeil au papier de toilette du COVID-19…
  3. Déconnecte toi des MyFitnessPal, du décompte de portions/macros/échanges, de ta FitBit, etc. Se fier à des outils externes interfère dans perception des sensations physiques.

Les références

Avoir accès aux conseils de Marilou

La Méthode Manger en Harmonie basée sur l’alimentation intuitive est pour toute personne désirant se libérer de la culture des régimes pour prendre soin de soi en écoutant et respectant son corps, sans culpabilité et dans le plaisir, pour son bien-être global et celui de sa famille.

Premièrement, c’est rejeter les règles, pensées et croyances de la culture des régimes. C’est prendre conscience que les régimes ne fonctionnent pas long terme et que notre taille (ou notre poids) n’est pas, et ne sera jamais, le/un problème.

Donc, fini les règles externes qu’on DOIT suivre. À la place, on retourne à la base pour se reconnecter au corps afin de décoder et honorer, dans la mesure du possible, les signaux qu’il envoie.

C’est aussi faire la paix avec la nourriture (tous les aliments ont leur place!) et retrouver la satisfaction de manger; fini la culpabilité!

Finalement, c’est aborder l’acceptation des émotions, reconnaître les bienfaits de bouger et prendre soin de sa santé par une alimentation bienveillante pour respecter le corps tel qu’il est maintenant.

Tout se fait VIRTUELLEMENT. Le support via une communauté Facebook privée, des appels vidéos de groupe à chaque semaine pour répondre aux questions, du contenu vidéo sur un portail en ligne et des tonnes d’exercices pratiques et de réflexion pour cheminer dans l’alimentation intuitive.

Les inscriptions du printemps 2020 auront lieu la au cours du 31 mars au 8 avril 2020.

Pour en apprendre plus et s’inscrire sur la liste d’attente.

Formation La Faim

Si tu veux en savoir plus sur ma dernière formation nommée "La Faim: Comment mieux écouter son corps" et recevoir tous les rabais et surprises que je vous réserve, n'oublie pas de te joindre à nous sur la page Facebook de l'évènement de lancement de celle-ci.

Publié sur Laisser un commentaire

Les aliments essentiels pour la quarantaine

Tous le monde en parle… et plusieurs personnes sont en train de virer complètement folles avec ça. La pandémie de Coronavirus (COVID-19 ou SARS-CoV-2 ) a officiellement été annoncée par l’OMS et l’anxiété se fait sentir de plus en plus. J’avais donc envie de prendre un petit moment pour vous rassurer un peu, tout en vous aidant à prendre des précautions qui pourront réellement vous aider à traverser cette période plus particulière. Plus bas, vous trouverez une liste des aliments que je considère essentiels pour passer à travers votre isolation sociale ou même votre quarantaine (parce que stocker du papier de toilette, ça ne sert pas à grand-chose à moins que t’aies un syndrome de l’intestin irritable!).

« Survivre » à la quarantaine?

L’objectif de cet article n’est pas de te traumatiser, loin de là! Les statistiques actuelles démontrent que le virus n’est pas si dangereux pour les adultes en santé. Au contraire, il pourrait (dans certains cas) être mortel pour des tranches plus précises de la population telles que celles-ci:

  • Gens ayant 65 ans et plus
  • Systèmes immunitaires compromis
  • Conditions médicales sous-jacentes (surtout pulmonaires)

Si tu n’entres pas dans ce groupe de personnes, t’auras pas vraiment à te battre contre le Coronavirus. Par contre, si tu veux éviter de transmettre ce virus aux gens plus fragiles, tu peux prendre la décision de t’isoler un peu plus en sortant moins souvent de la maison. C’est aussi possible que tu reviennes de voyage ou que tu aies croisé des gens qui étaient dans cette situation. Si tu doutes, reste aussi chez toi et profites-en pour te reposer.

En quelques mots, t’auras pas nécessairement besoin de “survivre à la quarantaine”, mais c’est possible que certains de tes proches aient à le faire. Partage-leur l’article si tu crois que ça pourrait les aider.

main homme tient sandwich

Les mesures d’hygiène de base

Pour ce qui est de la transmission de ce virus, ça fonctionne un peu comme celui de la grippe. Tu devras donc t’assurer de suivre ces directives simples et tout devrait se passer à merveille!

  • Lave-toi souvent les mains avec de l’eau et du savon pendant au moins 20 secondes.
  • Si t’as pas accès à du savon ou a de l’eau, tu peux prendre une solution hydro-alcoolique avec une teneur en alcool de 60 % au moins en deuxième recourt
  • Cesse de te toucher le visage, c’est-à-dire les yeux, le nez et la bouche.
  • Tousse ou éternue dans ton coude ou dans un mouchoir puis jete-le immédiatement dans une poubelle avec couvercle (et lave-toi encore les mains!).
  • Lave régulièrement les surfaces avec du désinfectant (comptoirs, salle de bain ordinateur, bureau de travail…)
  • Ne vas pas visiter tes grands-parents à l’hôpital ou dans leur résidence (prends pas de chance jusqu’à ce que l’alerte soit passée, je suis certaine qu’ils sont entre bonne mains et tu peux toujours les appeler si tu ne veux pas qu’ils se sentent seuls)
  • et finalement: Évite tout contact avec des personnes malades (donc sort pas en fou acheter mille roulaux de papier de toilette et optimise tes sorties intelligemment!)

Stocker des aliments pour la quarantaine?

C’est toujours mieux d’être prévoyant, mais je ne crois pas qu’il soit très utile de stocker autant de papier toilette. Par contre, pour ceux qui font parties d’une population à risque (ex: personnes âgées, femmes enceintes, familles avec de jeunes enfants, etc.), j’estime que le fait d’acheter un peu plus (bien lire le “un peu” ici!) d’aliments non périssables pourrait être une bonne chose. Si ça t’intéresse de te procurer ces produits, garde toutefois en tête qu’il est aussi possible que tu croises des gens porteurs du Coronavirus en te rendant à l’épicerie. Ne t’affole pas, ils ne mordent pas.

Par contre, évite de toucher à tous les produits sur les étagères de l’épicerie et tiens-toi loin des foules (c’est encore une proposition pour réduire la propagation du virus, ne panique pas si tu as déjà fait une de ces choses!). Peu importe la situation, tu dois savoir que le système d’approvisionnement des épiceries est encore fonctionnel et que tu pourras fort probablement y retourner s’il te manque de quelque chose d’important.

Autrement, c’est le temps de faire aller ton imagination et de tenter de trouver de nouvels usages pour les denrées que tu avais déjà à la maison. D’ailleurs, savais-tu que tu peux utiliser des légumineuses dans des bouchées sucrées? Les pois chiches font des merveilles dans des galettes au beurre d’arachide et les haricots noirs sont fantastiques dans des carrés chocolatés.

soya-grillé-aliments-pour-quarantaine

Liste d’aliments non périssables

Puisque ce genre de situation nous porte inévitablement a avoir envie de stocker des aliments, j’ai pensé vous en présenter quelques-uns qui valent réellement la peine d’être achetés. C’est bien beau d’avoir des soupes en conserves et des nouilles instantanées, mais on ne fait pas long feu sur ce type de provisions.

Aussi, comme l’Expo Manger Santé et Vivre Vert de cette année a été annulée à cause du Coronavirus, j’ai pensé intégrer certains de mes produits québécois favoris à la liste. Tu pourras voir qu’il y a plusieurs alternatives locales savoureuses de disponibles pour toi. D’ailleurs, si t’as d’autres idées à ajouter, je t’invite à me les partager en commentaires sous l’article.

Sources de protéines

Produits céréaliers

Fruits et légumes

  • Fruits et légumes surgelés variés (edamames ++ pour protéines)
  • Conserves : tomates, coulis de tomates, maïs, 
  • Marinades: cornichons, betteraves, légumes mélangés (on peut utiliser le liquide des marinades pour cuisiner, voir ma vidéo sur Youtube pour des idées de recettes)
  • Pommes
  • Agrumes variés
  • Tartinades de fruits et graines de chia de Isabelle Huot
  • À conserver dans un endroit sombre et frais: Courges variées, pommes de terre, patates douces, oignons, carottes…
  • Fruits séchés (ex: canneberges comme celles sans sucre ajouté de Patience Fruit et Co, raisins, dattes…)
  • Compotes de pommes et de fruits variés)

Autre

  • Huile de canola

Pour ceux qui cuisinent des desserts/collations

  • Bicarbonate de soude 
  • Cassonade/Sucre/sirop d’érable
  • Huile de coco (peut facilement remplacer le beurre)

Des idées de recettes simples

Finalement, je tiens à te répéter de ne surtout pas t’inquiéter de manière abusive avec tout ça. Prends une grande respiration et tout va bien se passer!

Sources

  1. Coronavirus disease (COVID-19): Outbreak update
  2. Coronavirus disease (COVID-19) advice for the public
  3. Ministère de la Santé et de la Solidarité
Publié sur Un commentaire

S1E10 | Dumpster diving: Se nourrir grâce aux poubelles pour sauver la planète

Dans cet article, je te présente l’épisode de podcast dans lequel je discute de dumpster diving avec l’autrice du blogue Effet pastel

Au sujet de l’invitée

Pour ce podcast, on reçoit l’autrice du nouveau blogue www.effetpastel.com . L’invitée d’aujourd’hui brise les idées préconçues sur cette pratique qui gagne à être connue. Elle pratique le dumpster diving par intérêt, curiosité et par soucis environnemental. Tout au long de son parcours universitaire, son mode de vie la amené à découvrir l’envers du décor de Montréal. Elle y a découvert une panoplie de ressources et d’alternatives à la consommation. Aujourd’hui, elle partage avec nous comment accéder aux trésors qui se cachent dans les poubelles des commerces. Celles-ci s’avèrent une mine d’or incroyable. 

Dans ses temps libres, elle apprécie les promenades au bord de l’eau, les livres de faits vécus, l’émission Radio-Enfer, la plage et les films Québécois.

Vous pouvez la suivre sur son blogue www.effetpastel.com  qui regroupe ses sujets de prédilection. Elle aborde, entre autres, le minimalisme, la consommation responsable, d’innombrables trucs pour économiser au quotidien. Elle écrit aussi des articles abordant avec délicatesse et sincérité des thèmes en lien avec  la psychologie. 

Le podcast

Clique sur l’un des boutons “play” se trouvant dans les boîtes ci-dessous pour écouter cet épisode de podcast sur la plateforme de ton choix:

À quel moment et endroit en as-tu entendu parler la première fois?

J’ai le souvenir lointain d’en avoir entendu parler il y a environ 15 ans aux nouvelles à la télévision. À l’époque, je croyais que c’était une pratique compliquée et difficile d’accès. 

Ton histoire avec le dumpster diving

En 2016, j’ai découvert le groupe Facebook ‘’Free Food for Free people Montréal’’. Au début, je me rendais à ce qu’on appelle des “drops’’. Il s’agit de personnes qui font du dumpster diving et qui ramassent la nourriture en grande quantité. Ces personnes laissent la nourriture à un endroit stratégique, comme une intersection passante dont l’espace le permet. Puis, elles prennent une photo et la mettent sur la page Facebook. Ensuite, on peut se rendre à l’endroit choisi et aller chercher de la nourriture. Il faut rester à l’affût des nouvelles publications et se rendre rapidement à l’endroit indiqué si on veut qu’il reste de la nourriture à son arrivée. Après 6 mois de me déplacer aux ‘’drops’’, j’ai décidé d’essayer de faire du dumpster diving moi-même.

C’est quoi le ‘’dumpster diving’’?

Je dirais que c’est simplement de récupérer la nourriture qui a été jetée par les commerçants. 

Comment se lancer?

C’est important de prendre le temps de s’informer avant d’aller directement explorer les poubelles des commerces. Par exemple, lire des articles sur le sujet et se mettre en équipe avec une personne qui en a déjà fait ou qui manifeste l’intérêt d’essayer. Écouter ce podcast c’est un excellent début aussi! 

Au début j’étais vraiment trop timide, donc ça m’a pris du temps avant de commencer. J’ai demandé à une amie de venir avec moi et ça m’a motivé. Je me suis inspirée des vidéos sur Youtube, j’ai posé des questions sur la logistique à des personnes qui en faisaient depuis quelques années et j’ai appris sur le tas plusieurs éléments. 

Communautés sur les réseaux sociaux

Il y a la page Facebook “ Initiation au dumpster diving” qui est un groupe intéressant. Aussi, j’apprécie beaucoup Vicky Payeur du blogue Vivre avec moins qui a réalisé une vidéo sur Youtube qui démontre bien le déroulement d’une soirée de dumpster diving. 

Le processus

Trucs pour débutants

Premièrement, il faut être persévérant. Lors de certaines cueillettes de nourriture, on peut en trouver en abondance. Parfois c’est une grosse quantité d’un même aliment, comme plusieurs caisses de tomates. D’autres fois, on peut ne rien trouver du tout. Puis quand on est chanceux, on trouve une belle variété d’aliments. C’est surtout d’expérimenter, beaucoup d’essais et d’erreurs dans les premiers débuts. Ce que j’ai rapidement appris, c’est de prendre seulement la nourriture dont j’ai besoin. Quand on en trouve en grande abondance, on peut avoir le réflexe de rapporter beaucoup d’aliments. C’est important de calculer qu’au retour à la maison, on va devoir trier les fruits et légumes, les nettoyer et les couper. C’est beaucoup d’énergie, avec le temps on développe des trucs et ça devient efficace.

Deuxièmement, on doit être conscient que la nourriture a été jetée pour une raison. La plupart du temps, c’est parce que la date expire sous peu ou a expiré il y a quelques jours. Ça peut aussi être parce qu’un produit est abîmé. Par exemple, un paquet de 4 yogourts et l’un d’entre eux est brisé, on a juste à laisser le 4e yogourt dans les poubelles et à prendre les 3 autres. Pour vérifier l’état de la nourriture, on se fit à ses sens. On prend aussi en considération la température à l’extérieur. L’automne et l’hiver, c’est idéal puisque la nourriture reste au froid. Le printemps et l’été on reste prudent, on touche le produit pour vérifier si c’est encore froid. En cas de doute, vaut mieux ne pas prendre le produit. 

Ensuite, voici le matériel à apporter pour faciliter l’expérience. Des gants anti coupure, ça évite de se blesser en cas qu’une bouteille de vitre ait été brisée dans les poubelles. Des guénilles c’est pratique quand un produit a coulé sur un autre, des sacs réutilisables. Si vous êtes en voiture, c’est pratique de mettre une toile bleue pour ne pas salir l’auto quand on dépose les sacs de nourriture à l’intérieur. 

Avais-tu des peurs avant de te lancer?

Je dirais que parmi mes anticipations, ce qui me gênait le plus c’était de rencontrer une personne que je connais pendant que je suis devant un container. Ça ne m’est jamais arrivé. Si c’était le cas, j’aurais pu brièvement expliquer ma démarche, même si ce n’est pas tout le monde qui comprend. En fait, les personnes que j’ai croisé c’est surtout des commis ou des propriétaires d’épicerie. Au début, j’étais tellement gênée que je disais un bonjour timide sans plus. Au fil du temps, j’étais moins gênée. Je les saluais puis je les remerciais que je puisse me servir dans leurs poubelles, que j’allais laisser l’endroit propre. Je trouve que c’est important de créer  un lien positif entre ceux qui font du dumpster diving et les commerçants. 

Aussi, une autre de mes craintes, j’imaginais que pour trouver de la nourriture, je devais fouiller dans des sacs de poubelles noirs remplis de déchets et mélangés à des fruits et légumes. J’ai rapidement réalisé que ce n’est pas ça du tout. La majorité du temps, les fruits et légumes sont séparés des déchets. Ils sont soit dans des boîtes de cartons, des caisses ou directement dans une poubelle ou dans le contenant à compost. Pour te donner une idée, quand un employé jette la nourriture qui se retrouve dans le magasin, il ne va pas vider la poubelle de la toilette ni la poubelle de la caisse au même moment qu’il enlève les fruits et les légumes des tablettes. C’était pourtant l’image que je me faisais, ce qui a changé assez rapidement. 

Meilleurs endroits pour faire du dumpster diving

Définitivement les fruiteries parce que les fruits et légumes deviennent rapidement mûrs. Il y a donc un bon roulement dans les poubelles. À l’inverse, les endroits que c’est impossible, c’est surtout les épiceries de grandes surfaces. Sans nommer de nom, ça pourrait être par exemple celle pour laquelle Martin Matte est porte-parole! 

Qui fait du dumpster diving? 

J’ai rencontré plusieurs personnes qui en font, c’est assez varié. Il y a autant des étudiants, que des personnes avec une situation financière précaire, des personnes qui ont un excellent travail et qui le font par préoccupation environnemental. Certaines le font sur une base régulière, d’autres c’est plutôt occasionnelle. Comme la dame que j’ai croisé, qui habite en face d’une petite épicerie et qui se rend à l’occasion jeter un coup d’oeil dans le container, lorsque les magasins sont fermés.

Comment faire du dumpster diving façon sécuritaire?

De bien suivre le code de conduite de ceux et celles qui pratiquent le dumpster diving. La définition de ce code peut varier d’une personne à l’autre, mais les grandes lignes demeurent les mêmes. Voici ma propre définition: Y aller toujours en équipe de 2 donc ne pas y aller seul et surtout éviter d’y aller en groupe. L’objectif, c’est que ce soit sécuritaire tout en demeurant discret aussi.

Pour le soir, d’apporter une lampe de poche frontale ou à la limite utiliser la fonction de la lampe de poche sur son cellulaire. Porter des vêtements ajustés, parce que les vêtements amples pourraient rendre difficile la tâche de fouiller dans les poubelles. Ne pas écouter de la musique pour rester à l’affût des voitures ou des camions de livraison qui passent à proximité, ou même quand les commis sortent du commerces pour venir jeter de la nourriture dans le container ou les poubelles. Donc si on voit un commis, le saluer poliment pour annoncer sa présence c’est toujours gagnant.

De plus, c’est préférable d’y aller en dehors des heures d’ouverture du commerce, ou si on y va dans la journée, être vraiment discret. Certains propriétaires se montrent très compréhensifs alors que d’autres sont tolérants. Et il y a aussi ceux qui mettent des cadenas sur leurs poubelles.

Un autre élément très important c’est de toujours laisser l’endroit encore plus propre qu’à son arrivée, par exemple, si on voit quelques légumes par terre à côté de la poubelle, même si ce n’est pas nous qui l’a échappé, c’est bien de les ramasser et de les mettre dans la poubelle ou le contenant à compost. Aussi de refermer le couvercle de la poubelle ou la petite porte du container avant de quitter les lieux. Et finalement, partager la nourriture qu’on trouve augmente l’indice de bonheur créé par le dumpster diving!

Ton alimentation actuelle

Répercussions positives de cette habitude dans ta vie?

C’est l’opportunité de goûter à des nouveaux aliments que je n’aurais pas eu le réflexe d’acheter auparavant, comme des croustilles aux légumes, du pesto aux tomates, des betteraves jaunes et certains fruits exotiques, ceux dont j’ignore le nom par coeur puisque les caissières doivent chercher le code sur leur liste pour connaître le prix! Aussi, l’abondance d’aliments que j’ai eu l’habitude de trouver a fait en sorte que si une personne de mon entourage a besoin de nourriture, je peux débarquer chez elle puis lui offrir gratuitement l’équivalent d’une semaine d’épicerie. On découvre rapidement l’aspect de l’entraide et du partage à travers cette pratique. 

Est-il possible de manger de façon balancée?

Uniquement en faisant du dumpster diving sur une base régulière, donc je dirais une à deux fois par semaine et en étant organisée oui. Cela dit, ça prend du temps et de l’énergie. Par exemple, consommer en priorité certains aliments qui sont trop mûrs, congeler les fruits et légumes qui le permettent, créer ses menus de la semaine en fonction de ce qu’on trouve, tout étant créatif pour varier les repas. Pour ma part, pendant environ un an, j’ai pu m’alimenter uniquement grâce au dumpster diving et en allant rarement à l’épicerie. Par la suite, j’ai combiné l’épicerie et le dumspter diving ensemble. 

Exemples d’aliments trouvés dans les poubelles

Le pain, c’est ce que je trouve en plus grande quantité. Ensuite, côté fruits et légumes, c’est variable, ça peut être des poivrons, des pommes, des oranges, de la salade, des bananes. Bref, tout ce qui devient mûr rapidement. Par exemple, un sac de pommes dont l’une d’entre elles est poquée, c’est possible que le sac soit jeté au complet, un paquet de tomates dans lequel on trouve deux ou trois tomates légèrement moisies mais que le reste est impeccable et prêt à être consommé. 

Quelle est la chose la plus cool que tu as trouvée jusqu’à maintenant? Plusieurs sacs de noix de cajou, d’amandes, des canneberges séchées,  biologiques, scellés et intactes dont la date d’expiration était 1 mois plus tard. 

Des alternatives pour les moins aventureux

Une alternative intéressante pourrait être les applications comme Flash food et Food hero. Ce sont des magasins grandes surfaces qui offrent à prix réduit des produits qui vont expirer bientôt ou des fruits et légumes très mûrs. Ça permet de constater que les aliments dont la date d’expiration arrive sous peu, sont encore très bons à être consommé. Pour donner une idée, quand je fais du dumpster diving, la plupart du temps, les aliments que je trouve, sont dans la même condition que ceux que je vois dans la section fruits et légumes,  dont le prix est réduit de 30 à 50%. 

Qu’est-ce qu’on te souhaite pour la suite?

  • Quels sont tes objectifs et rêves? : Continuer de partager mon enthousiasme puis mes découvertes sur des sujets qui me passionnent comme le minimalisme et des alternatives à la consommation. Aussi, je dirais un printemps qui arrive rapidement pour des pique-niques et des marches dans la nature. 

Les références

YouTube

Voici la vidéo Youtube de Vicky Payeur du blogue Vivre avec moins, dans laquelle elle partage son expérience de dumpster diving:

https://www.youtube.com/watch?v=gV5QFMPU-4g

Voici ma série de vidéo Youtube Défi manger à petit budget et la vidéo Haul épicerie et aliments favoris : 1 semaine avec 25$!? dans laquelle tu pourras voir des exemples de stations dans les épiceries où on peut avoir accès à des aliments à 30-50% de rabais.

Des idées de recettes

Salade de tomates, avocats et patates douces par l’autrice de www.effetpastel.com 

OBNL banques alimentaires

Publié sur 4 commentaires

S1E9 | Y aller “all in”: Manger plusieurs milliers de calories par jour pour être en santé

Approche All In | Podcast avec Audrey-Anne
Approche All In | Podcast avec Audrey-Anne

Dans cet article, je t’explique tout sur mon podcast dans lequel j’aborde l’approche “All in”. Je discute avec Audrey-Anne.

 

**TW : Troubles de comportement alimentaire et calcul de calories. **

 

L’approche “All in” en quelques mots

Avant de te laisser écouter l’entrevue, j’aimerais te glisser quelques mots au sujet de l’approche “All in”. Puisque je compte t’en parler plus en détail à travers une vidéo future, je vais y aller en surface avec les explications pour le moment. (N‘hésite pas à me dire en commentaire sous l’article si ça t’intéresse. Ça m’encouragera à travailler là-dessus plus rapidement!)

En quelques mots, l’approche all in est une méthode utilisée pour cesser de ressentir la faim extrême. C’est une méthode qu’on utilise principalement chez les gens ayant un trouble alimentaire tel que l’anorexie. En se donnant la permission de manger jusqu’à pleine satisfaction (physique et mentale), sans compter les calories ou se restreindre, il est possible de rééquilibrer les différents signaux du corps et de réussir à ne plus ressentir de rages alimentaires aussi importantes.

Ce processus est long et difficile pour la plupart des gens. Il demande aussi, à mon avis, un accompagnement par un professionnel de la santé spécialisé dans le domaine. D’ailleurs, si tu sens que tu as des comportements alimentaires ou des pensées par rapport à ton corps ou ton alimentation qui te font du mal, n’oublie pas qu’il existe une tonne de ressources de confiance pour te venir en aide. Par exemple, le site web de l’organisme ANEB te donneras les coordonnées de cliniques (nutritionnistes et psychologues), des réponses à tes questions et une ligne d’écoute. Je te recommande aussi de passer jeter un coup d’oeil à la page de l’organisme ÉquiLibre. Ils offrent un lot d’informations qui pourraient t’aider.

Si tu veux en savoir davantage, je te suggère de visionner la vidéo au sujet de l’expérience de Stephanie Buttermore. C’est une ancienne participante de compétitions de culturisme/bodybuilding ayant utilisé l’approche “all in” pour traiter ses troubles alimentaires.

 

Au sujet d’Audrey-Anne

Audrey-Anne travaille au Tribunal de la Sécurité sociale du Canada, au sein du gouvernement fédéral. Elle ne pensait jamais travailler au gouvernement car elle se disait être une personne qui aime que les choses bougent et de nouveaux challenges, mais, à sa grande surprise, elle travaille là depuis quelques mois déjà et aime vraiment ça! Avant de travailler au gouvernement, elle a travaillé au Nautilus Plus pendant plus de 2 ans, un centre de conditionnement, en tant que diététiste. Elle travaillait surtout en perte de poids avec ses clients, ce qui impliquait de se concentrer énormément sur l’apparence et le corps. 

La raison qui lui a fait quitter son emploi est la suivante: elle voulait se consacrer à 100% à sa guérison et elle avait besoin d’une pause du monde de la nutrition. Auparavant, elle a également enseigné un cours à La Cité collégiale, ce qui lui avait révélé son amour pour l’enseignement! Elle a complété un baccalauréat en Sciences de la Nutrition à l’Université d’Ottawa de 2012-2016, et avant même qu’elle soit admise à l’université, elle savait que le seul programme qui la passionnerait était celui de Nutrition, car c’est un sujet qui l’intéressait depuis toujours. Ce qui la distingue des autres, selon elle, c’est qu’elle est une personne très empathique, donc elle a toujours créé très facilement des relations avec ses clients, ayant le réel désire d’aider chaque personne. Elle s’est fait souvent dire qu’elle est une personne authentique.

Ses passions et passe-temps sont la musique (elle chante et elle joue de la guitare), les sports, car elle adore être active (avec l’exception de la dernière année, car elle était en période de guérison) et aider les gens autour d’elle (ça sonne quétaine, mais c’est vrai haha).

Première entrevue avec Audrey-Anne

AVERTISSEMENT! Cet épisode de podcast contient des informations pouvant être plus sensibles pour certaines personnes et je désire m’en excuser (mention de nombre de calories, discussion autour des troubles alimentaires et de l’anorexie…). J’aimerais donc t’inviter à ne pas écouter cet enregistrement si tu sens que ce sont des choses qui pourraient t’affecter négativement. Je vais tâcher de censurer les prochaines conversations autour des troubles alimentaires pour m’assurer que le contenu soit adapté pour tous.

Clique sur l’un des boutons “play” se trouvant dans les boîtes ci-dessous pour écouter cet épisode de podcast sur la plateforme de ton choix:


Signaux d’alerte ressentis par Audrey-Anne:

Premières 4 années:

  • Aménorrhée
  • Légère perte de cheveux
  • Plus frileuse qu’avant
  • Plus sérieuse (moins joyeuse, ricaneuse, etc.)
  • Moins sensible, créative 
  • Moins d’appétit et parfois (assez rarement) des binges
  • Plus concentrée sur mon apparence
  • Moins de libido (il faut en parler)

Dernières années (3 ans subséquents):

  • Aménorrhée
  • Perte sévère de cheveux
  • Froid en tout temps, même lorsqu’elle montait le thermostat de son bureau à 30 degrés Celsius
  • Souvent triste voire dépressive (ne riais plus jamais par elle-même)
  • Vraiment moins de créativité (pour ses loisirs) et moins de sensibilité envers les autres
  • Très concentrée sur elle-même, son apparence, son alimentation et son poids prenaient toute la place
  • Presque plus d’appétit (avant qu’elle recommence à manger où là son appétit a été réactivé intensément)
  • Faim extrême (donc dans un deuxième temps, une fois la reprise alimentaire)
  • Libido absente

Retour sur l’expérience d’Audrey-Ann

Première partie

Au menu dans cet épisode:

  • Retour sur l’expérience d’Audrey-Ann concernant l’adoption de l’approche All in (qu’est-ce qui s’est passé au cours des différentes étapes du processus)

  • Peur et péoccupation excessive par rapport à la prise de poids

  • Différentes définitions et caractéristiques liées à l’anorexie (besoin d’aide malgré ne pas avoir de diagnostique officiel)

  • Décompte de calories et de macronutriments (dans le quotidien et dans des activités telles que les visites au restaurant)

    • Règles alimentaires telles que manger une tonne de légumes, peu de calories et produits transformés

    • Danger des applications telles que My Fitness Pal

  • Obsession alimentaire camouflée auprès des proches et des autres membres de l’entourage

  • Conséquences physiques de l’approche All In

Clique sur l’un des boutons “play” se trouvant dans les boîtes ci-dessous pour écouter cet épisode de podcast sur la plateforme de ton choix:

Deuxième partie

 

Discussion sur l’anorexie

Selon Aurey-Anne, il existerait différents “degrés” d’anorexie. Cependant, lorsqu’on consulte le livre de diagnostics de psycho DSM5, voici les critères officiels d’anorexie:

1) Restriction calorique selon besoins quotidiens, menant a un poids significativement plus bas dans le contexte d’âge, le sexe, trajectoire de développement et santé physique. Un poids significativement bas est défini comme un poids qui est moins que le minimum de la norme. Par exemple, la norme minimale pourrait être moins que 18.5 IMC ou moins que 18-28% gras (pour les femmes).

Dans son cas par exemple, son IMC était de 20 qui semble bien normal. Par contre, son pourcentage de gras était vraiment bas puisqu’elle avait une bonne masse musculaire. Une autre raison de ne pas se fier complètement à l’ IMC! (Audrey-Anne ajouterait à ceci, un poids qui est significativement plus bas d’où le corps veut être naturellement)

2) Une peur intense de prendre du poids ou de devenir gros ou un comportement qui interfère avec la prise de poids, même si le poids de la personne est déjà bas.

3) Perturbation de la façon dont le poids ou la forme corporelle est ressenti; manque persistant de reconnaissance de la gravité du faible poids corporel actuel.

« Il y a beaucoup de gens qui pourraient tomber dans cette définition ou qui y passent proche. Malheureusement, ce qui est typiquement présenté dans les médias ou ce qu’on apprend à l’école c’est que l’anorexie signifie automatiquement que c’est un cas extrême. 

C’est une mauvaise représentation, car il y a beaucoup de gens qui souffrent de troubles alimentaires, dans ce cas-ci, d’anorexie et qui ne sont pas diagnostiqués. Ça me fait penser à un exemple que j’ai vécu avec mes parents. Mon beau père avait déjà mentionné à ma mère, “penses-tu que Audrey est anorexique?” Et ma mère a répondu à ce moment, “non non, elle est juste vraiment passionnée par le fitness, etc.” (Combien de fois entendons-nous ça!? lol) »

 

Mon diagnostic d’anorexie

Audrey Anne | Poids au plus bas avant Approche All In

Audrey-Anne à son poids au plus bas avant l’approche All In

Audrey-Anne à son poids plateau après l'approche All In

Audrey-Anne à son poids plateau après l’approche All In

 

« Après avoir reconnu mon diagnostic des années plus tard, ma mère m’a raconté ça et je lui ai demandé pourquoi elle pensait ça. Elle m’a répondu que lorsqu’elle pensait à quelqu’un d’anorexique, elle pensait aux images de personnes squelettiques qui ne mangent presque rien, etc. Moi je n’étais pas squelettique, et je semblais manger quand même beaucoup (surtout des légumes lol). Aussi, dans mon cas, c’était environnemental et moins intense et flagrant que d’autres cas qui sont typiquement présentés. Je n’ai jamais coupé des aliments, j’étais concentré sur les calories et mon poids. J’avais une peur très intense de prendre du poids qui était très connecté à mon estime de moi-même. Ma vie était vraiment centrée autour de mon poids et de mon alimentation. Je voulais toujours perdre plus de poids. »

Fitness et troubles alimentaires

« Ce que je réalise aujourd’hui, c’est qu’il y a sûrement plusieurs personnes dans le fitness qui ont des troubles alimentaires et qu’il ne le savent pas. Les compétitions de fitness qui font en sorte qu’une personne doit perdre un énorme pourcentage de gras pour être “stage ready”, je trouve ça tellement toxique. Une fois que tu vis ça, c’est très difficile de demeurer dans un état d’esprit sain. C’est un peu ça qui m’est arrivé dans le fond. »

Pourquoi j’aime l’approche All In?

Est-ce que je le recommanderais aux autres?

« Voici pourquoi j’aime vraiment la méthode All In et que je la recommanderai aux gens qui veulent guérir comme étant la méthode favorable: Je crois que ça met les chances de notre côté pour être libéré à 100% et de favoriser le plus une alimentation vraiment intuitive. Aussitôt que l’on place de règlements, c’est certain qu’ on ne pourra pas être vraiment intuitifs. 

Ça nous permet d’offrir de la compassion envers soi-même et de graduellement apprivoiser différents aliments.

Les troubles alimentaires et les interventions sont quand même très nouveaux. Cependant, on peut observer que les principes de cette méthode sont de plus en plus utilisés comme méthode de guérison aujourd’hui considérant la popularité de l’alimentation intuitive chez les nutritionnistes ainsi qu’à travers le mouvement body positivity.

Études sur le sujet

Il n’y a malheureusement pas beaucoup d’études sur le sujet encore, mais il y en a quelques-unes qui nous donnent de la bonne information. Une étude en particulier m’avait marqué au début de ma guérison et elle m’ a aidé à comprendre plusieurs choses. Il s’agit du Minnesota starvation study, une étude que je présente plus en détail à travers l’entrevue.

Il faut se dire que quand tu viens d’un passé restrictif, les chances que tu “dérapes” de l’autre bord sont sûrement extrêmement faibles. Les gens qui ont des problèmes de surconsommation sont plus rares que ceux qui font le yoyo. Se faire suivre par un.e psychologue et/ou un.e nutritionniste est très bénéfique dans cette circonstance. Par contre, attention pour les psychologues, car il y en a plusieurs qui ne comprennent pas cette nouvelle méthode de guérison. Ça peut contribuer au stress et créer de la confusion. L’idéal serait de trouver une nutritionniste éduquée en troubles alimentaires et, si possible, qui connaît et comprend cette méthode.

All in vs approche conventionnelle

Je ne peux pas comparer ma guérison de deux façons avec la méthode conventionnelle, mais je sais comment je suis aujourd’hui. Aussi, j’ai essayé 2-3 ans de temps de guérison par des méthodes conventionnelles. Toutefois, comme j’avais la faim extrême, ça me créait beaucoup de stress puisque j’avais juste de plus en plus faim.

Voici d’ailleurs quelques trucs que j’aurais peut-être pu faire différemment en rétrospective:

    • J’étais très intense dans mon TA et aussi dans ma guérison. 
    • J’aurais peut-être pu intégrer un peu plus d’exercice intuitif à mon quotidien.

Il sera malheureusement impossible de savoir si ces alternatives auraient amélioré la guérison. Ce que j’ai vécu de la façon que j’ai vécu m’a quand même vraiment bénéficié, donc c’est difficile a dire. »

 

Points à retenir

Nous aimerions t’inviter à te poser la question:  Est-ce que j’ai des comportements restrictifs inconscients? Il est possible d’avoir des pensées plus troubles face à notre alimentation même sans avoir de trouble alimentaire diagnostiqué.

Décompte de calories ou de macronutriments

À travers l’entrevue, nous avons également abordé la question du décompte de calories et/ou de macronutriments. J’ai soulevé certaines de mes craintes par rapport à cette stratégie. J’aimerais te rappeler qu’il est facile de tomber dans l’obsession lorsqu’on commence à faire ce genre de calculs. Il existe définitivement plusieurs conséquences négatives associées à ce type cette surveillance nutritionnelle. Si tu te sens plus fragile psychologiquement, je crois que le mieux sera d’éviter tout type de calculs.

Si tu fais déjà des décomptes de calories/macronutriments ou si tu te pèses quotidiennement, tu peux aussi poser les questions:

  • Pourrais-je arrêter de me peser/compter mes calories sans ressentir de stress?
  • Est-ce que ces informations me rendent parfois triste, insatisfait.e ou est-ce que ça affecte mon estime personnelle de manière négative?
  • Si je n’atteins pas mes objectifs, comment est-ce que je vais me sentir au cours du reste de la journée?

Écouter l’entrevue

Clique sur l’un des boutons “play” se trouvant dans les boîtes ci-dessous pour écouter cet épisode de podcast sur la plateforme de ton choix:
Publié sur Laisser un commentaire

Comment manger moins de sucre ajouté?

Manger moins de sucre ajouté | Recette tostadas végétariens aux canneberges

C’est bien connu, manger trop sucré n’est pas optimal pour notre santé. Par contre, arrives-tu à faire la différence entre le sucre ajouté, celui qui est libre et celui naturellement présent dans les aliments? Voici quelques réponses fiables en plus de trucs concrets pour manger moins de sucre ajouté.

+++ Cet article est réalisé en collaboration avec Patience Fruits & Co. #pub, toutes les opinions sont les miennes +++

Risques sucre ajouté

Selon la littérature scientifique, la consommation de sucre ajouté est associée à la hausse de la prévalence de :

  • Stéatose hépatique (trouble du foie)
  • Maladies cardiovasculaires (ex : dyslipidémie)
  • Résistance à l’insuline et de diabète
  • Hyperuricémie (trouble des reins)

Qui plus est, manger une grande quantité d’aliments riches en sucre peut nous porter à prendre du poids et nous prédisposer à présenter un syndrome métabolique [1]. Le problème est particulièrement important lorsque ces aliments sont ingérés à travers les boissons sucrées, telles que les boissons gazeuses et les jus de fruits, ou encore les aliments transformés.

Ai-je besoin d’en dire davantage pour te convaincre de l’ampleur des dégâts occasionnés par les sucres ajoutés?

Les bases

Pour de t’aider à mieux comprendre comment ces nutriments peuvent affecter ta santé, j’aimerais commencer en te partageant certaines définitions de base. Si tu es intéressé par le sujet, tu peux également aller voir ma vidéo au sujet des types de glucides et de leurs fonctions sur ma chaîne YouTube. Voici d’ailleur mon article Manger des glucides pour être en santé qui pourrait aussi répondre à plusieurs de tes questions.

Sucres

  • Source d’énergie
  • Dans la classe de macronutriments nommée « glucides »
  • Possède une saveur très agréable et un côté gratifiant [2]

Sucres ajoutés

Il s’agit de tous les sucres qui sont compris dans les recettes d’aliments tels que :

  • Boissons gazeuses régulières et punchs aux fruits
  • Friandises variées
  • Desserts : gâteaux, biscuits, tartes, viennoiseries…
  • Produits laitiers : crème glacée, poudings, yaourt sucré…
  • Céréales à déjeuner
  • Granola et barres tendres

Truc : Pour savoir si tu consommes beaucoup de sucres ajoutés, regarde la liste d’ingrédients des aliments que tu achètes et cherche des termes tels que cassonade, mélasse, sirop d’érable, miel et ceux terminant par « ose », comme glucose, dextrose, sucrose ou saccharose [3].

Sucres naturels

Il n’existe aucune définition officiellement reconnue de ce qu’est un sucre naturel. Généralement, on considère qu’il s’agit des sucres que l’on retrouve à l’intérieur des aliments et qui n’ont subi aucune transformation comme le raffinage. On pourrait donc dire que les fruits, les légumes et les produits laitiers contiennent des sucres naturels [4].  

Sucres libres

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit les sucres simples comme étant « tous les monosaccharides et disaccharides ajoutés aux aliments par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, plus les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits » [5].  Comme tu pourras le constater, il s’agit d’une catégorie assez large qui inclut plusieurs différentes formes de sucres, aussi bien raffinés que naturels. C’est donc l’ensemble de ces sucres qui doivent être intégrés avec parcimonie dans ta routine alimentaire.

Plus on en sait, mieux c’est!

Devrait-on obliger l’affichage de la quantité de sucre ajouté dans le tableau des valeurs nutritionnelles? C’est la question que s’est posée une équipe de scientifiques américains et les conclusions qu’ils tirent de cette étude sont particulièrement intéressantes du point de vue de la santé publique. Voici un aperçu de ces conclusions.

Entre 2018 et 2037, ce changement pourrait* [6] :

  • Prévenir 354 400 maladies cardiovasculaires et 599 300 cas de diabète
  • Permettre de gagner 727 000 années de vie ajustées en fonction de la qualité
  • Entraîner des économies de
    • 31 milliards de dollars en coûts nets de soins de santé
    • 61,9 milliards de dollars en coûts sociétaux

* Estimation de US Food and Drug Administration.

Comment manger moins de sucre ajouté?

Voici quelques recommandations principales qui pourraient t’aider à manger moins de sucre ajouté :

  1. Si tu réduis peu à peu la quantité de sucre que tu ajoutes à tes recettes, tes papilles s’adapteront de façon graduelle et la transition sera beaucoup plus facile pour toi d’en manger moins. Réduire la quantité de sucre va aussi te permettre de mieux apprécier la vraie saveur des aliments et de déceler toutes les petites nuances de celle-ci.[7]
  2. Si tu dois acheter des aliments préparés, priorise ceux qui sont le moins transformés possible. Profites-en pour découvrir de nouveaux produits et ingrédients transformés au minimum et ne contenant pas de sucre ajouté.

Sur ce, je te laisse sur cette recette de Tostadas végétaliens qui convertiront même les plus difficiles. Ils sont recouverts d’une purée de haricots rouges et de canneberges sans sucre ajouté de Patience Fruits & Co (#pub), d’une salsa de poivrons rouges et d’une sauce crémeuse verte coriandre-jalapeño.

C’est à tomber par terre, promis!

N’oublie pas de nous taguer (@cynthia.marcotte.dtp) et l’équipe de Patience Fruits & Co. (@patiencefruitsco) sur Instagram si tu essaies la recette.

Manger moins de sucre ajouté | Recette tostadas végétariens aux canneberges

Tostadas haricots rouges, salsa & crème verte

Prep Time15 mins
Total Time15 mins
Servings: 6 tostadas

Ingredients

Purée rouge de haricots

  • 125 ml (½ tasse) de canneberges séchées sans sucre ajouté de Patience Fruit & Co.
  • 125 ml (½ tasse) d'eau bouillante
  • 10 ml (2 c. à thé) de paprika fumé
  • 5 ml (1 c. à thé) de cumin moulu
  • 2 gousses d'ail moyennes
  • Au goût sel et poivre moulu
  • 1 conserve (540 ml) de haricots rouges rincés et égouttés

Salsa

  • ½ oignon rouge moyen
  • 1 poivron rouge moyen haché finement
  • Environ 10 radis hachés finement
  • 15 ml (1 c. à table) de vinaigre de vin blanc
  • Au goût poivre moulu

Sauce crémeuse verte

  • ½ bloc (227 g) de tofu soyeux ferme
  • 80 ml (⅓ tasse) de coriandre fraîche avec les tiges
  • 1 petit jalapeno épépiné
  • 45 ml (3 c. à table) de vinaigre de vin blanc
  • 60 ml (¼ tasse) de levure alimentaire
  • 5-10 ml (1-2 c. à thé) de sirop d'érable (facultatif)
  • Au goût sel et poivre moulu
  • 6 Tostadas de maïs*

Instructions

  • Dans un petit bol, submerger les canneberges d’eau bouillante et ajouter le paprika, le cumin, l’ail et assaisonner au goût. Laisser reposer.
  • Hacher finement tous les ingrédients de la salsa. Réserver dans un bol.
  • Dans un petit mélangeur, préparer la sauce crémeuse verte en réduisant en une purée lisse tous les ingrédients. Si désiré, placer dans une poche à douille ou un sac en plastique réutilisé (je nettoie le mien entre chaque usage afin d'éviter la production de déchets inutiles).
  • Finalement, mettre les canneberges réhydratées épicées et les haricots rouges dans le mélangeur. Actionner l’appareil de manière à obtenir une purée lisse.
  • Pour le montage, recouvrir la surface d'un tostada de purée de haricots. Ajouter un peu de salsa et un filet de sauce crémeuse verte.**
  • Si désiré, décorer de canneberges séchées, de jalapeno haché finement et de feuilles de coriandre.

Notes

* Les Tostadas peuvent aussi être faits maison sans friture en badigeonnant simplement des tortillas de maïs d’huile, en ajoutant un peu de sel et en les grillant des deux côtés sur une plaque au four à 400°C (environ 4-5 minutes par côté).
** Ce repas se présente aussi très bien en “style buffet”. Pour cette alternative, placez simplement les trois garnitures au centre de la table et laissez vos convives garnir leur propre Tostadas.

Références